C'est ce que dit la citation d'Albert Einstein : Si les abeilles venaient à disparaitre, l'homme n'aurait plus que quatre années devant lui. Sans abeilles, plus de pollinisation, plus de plantes, plus d'animaux, plus d'hommes.

Abeille

Depuis l'hiver dernier, 2006/2007, des milliards d'abeilles ont disparu. Les apiculteurs auraient perdu 45% de leurs abeilles, a publié le journal Science.
Les causes évoquées sont le virus Israeli Acute Paralysis, le changement climatique, la pollution, les pesticides.

Depuis quelques années, les disparitions d'abeilles peuvent localement toucher jusqu'à 90 % des colonies. Aux Etats-Unis, le phénomène, baptisé Colony Collapse Disorder (CCD), aurait abouti à la disparition de 25 % des abeilles pendant l'hiver 2006-2007 et autant l'hiver 2005/2006.

En tout, entre 60 % et 90 % des abeilles se sont ainsi volatilisées aux Etats-Unis où les dernières estimations chiffrent à 1,5 million (sur 2,4 millions de ruches au total) le nombre de colonies qui ont disparu. Au Québec, 40 % des ruches sont portées manquantes.

En Allemagne, la moyenne s'établit à 25% de perte et peut monter jusqu'à 80% selon les régions. Même chose en Suisse, en Italie, au Portugal, en Grèce, en Autriche, en Pologne, en Angleterre.

En France les chiffres varient entre 15 % à 95 % selon les apiculteurs.

Les apiculteurs ne retrouvent pas leurs abeilles mortes. Les ruches sont simplement vidées de leurs ouvrières, seules les reines restent.
D'après Cox-Foster, scientifique, une abeille malade évite délibérément de retourner dans la ruche, afin de ne pas contaminer ses congénères.

Cette situation sans précédent inquiète les apiculteurs, les producteurs de fruits et légumes ainsi que les pouvoirs publics américains.

En effet, les abeilles domestiques assurent la pollinisation de plus de 90 variétés de fruits et légumes dont les récoltes représentent 15 milliards de dollars par an aux Etats-Unis.

80 % des espèces végétales ont besoin des abeilles pour être fécondées. Sans elles, ni pollinisation, et pratiquement ni fruits, ni légumes. « Trois quart des cultures qui nourrissent l'humanité en dépendent », résume Bernard Vaissière, spécialiste à l'Inra.

Après l'effondrement des abeilles, les scientifiques craignent celui de l'espèce humaine.

Plus d'infos sur Google Actualités.

Sources : Afp, Les Echos, Le Monde, Le Figaro

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